SEX-ADDICT (Épisode 6)

Moi: À vous voir mélanger votre cocktail on croirait que vous avez fait des études en restauration.

Elle: à vous entendre m’aborder on croirait que vous vous êtes entraîné deux mois durant. Et puis me vouvoyer, non mais t’es sérieux là ?

J’avais comme pris un uppercut, je ne voyais que du bleu, moi qui voulais faire le poli pour une fois. Je m’attendais à tout, sauf à une vanne venant d’elle. il me fallait me ressaisir, retourner cette situation en ma faveur.

Moi: deux mois de préparation ? Lol, faut dire que j’accorde plus d’importance à mon diplôme.

Elle: et moi, j’accorde plus d’importance à mon cocktail.

Moi: je t’offre un autre verre? Un vrai cette-fois ci.

Elle: au cas où tu ne l’aurais pas remarqué la boisson est gratuite par ici. Mais non merci, je ne bois pas.

Moi: on pourrait certe oublier les conditions qu’offre cette soirée et se recréer une tout autre nous même.

Elle: bof, c’est bruyant par ici, alors tout ce que je voudrais c’est de rester calme à observer la sottise de cette jeunesse dépravée.

Moi: Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c’est les sots.

Elle: Napoléon Bonaparte

Moi : ah, madame s’y connait en littérature je vois.

Elle: les plus belles fêtes sont celles qui ont lieu à l’intérieur de nous.

Moi: Fred

Elle: pardon ??

Moi: Frédéric Beigbeder

Elle me fixa intensément, et ce pendant près de 10sec. Assez pour me faire perdre la raison, l’expression de son visage avait changée, comme si elle m’invitait à continuer notre discussion. Je la sentais baisser sa garde. Il me fallait être à la hauteur. C’est fou l’effet qu’elle me faisait. Elle était à croquer ce soir là. Simple et banale. Elle avait portée un complet maillot Real-madrid, des claquettes adidas et une casquette blanche posée à l’envers sur ta tête. Habillée comme si elle allait se mettre au lit. J’étais à la fois surpris et attiré en même temps. Moi parcontre j’avais porté un pantalon jean blanc, un sweatshirt Levi’s noir casquette noire et une paire de basket Nike couleur noire aussi. Elle était là, à quelque centimètres de moi, ses lèvres roses pâles, ses yeux bleus, je pouvais l’entendre respirer dans ce vacarme festif. Ils avaient tous l’air de bien profiter du banquet que nous offrait Homer, ils festoyaient comme si demain n’allait plus exister. Mais Marilyne et moi, dévelopions là une alchimie très intense

– ah, les pigeons, vous vous êtes enfin décidés à roucouler l’un à l’autre ?

C’était Homer, il fallait qu’il vienne interrompre ce moment d’extase verbale entre Maryline et moi

Maryline : roucouler? C’est peu de le dire.

Homer: ooooooooh la vache, mon pote à l’air de t’en mettre plein la vue à c’que j’vois, bon faut que j’retourne. Vive les amoureux!!!

Il s’en alla faire encore une autre plongée.

Moi: c’est peu de le dire hein?

Elle: oh, ne t’extasie pas non plus, à Homer faut jamais lui donner l’impression d’être en position de faiblesse. C’est la réponse qu’il lui fallait entendre.

Moi: dois-je comprendre par là qu’entre nous, là actuellement il ne se passe rien?

Elle : Étrange est l’équilibre qui s’établit entre la page blanche, la machine à écrire, le corps, l’esprit, secrète osmose, jeu de vases communicants, alchimie. Morgan Sportès

Sur cette phrase je ne su absolument quoi répondre, elle avait le don de me mettre hors d’état de nuire. C’était notre premier face à face mais je me sentais déjà tout bête. Elle n’aurait pas donné le nom de son auteur que jamais je n’aurai su de qui était la citation, bref je serai même pas capable de savoir qu’il s’agissait d’une citation. Mon cœur battait la chamade, j’avais en même temps peur et j’étais à la fois aussi surexcité. Je ne voulais plus la perdre des yeux. Je voulais rester là, avec elle à parler des heures durant.

Elle: bon il se fait tard, je crois que Mr mon lit s’impatiente de m’avoir avec lui

Moi: euuuuh

Elle: t’es pas obligé de répondre à tout ce qu’on dit Ris. Bref je dois partir

Moi: je te raccompagne?

Elle: normalement ça c’est le rôle de Hermine

Elle fit automatiquement signe à Hermine de venir

Hermine : ah, vous avez fini?

Maryline : finir quoi?

Hermine : c’est dans ma bouche tu veux manger ton piment ? Trsuuuu

Maryline : tais-toi et raccompagne moi chez mes parents, tu es responsable de ma sortie ce soir alors joue ton rôle.

Hermine : Ris peut prendre cette responsabilité ce soir tu sais ? D’ailleurs tu es juste ma voisine sur deux rues, ça vous fera 5min à pieds.

Maryline : tu me vends au plus offrant ? Fille du Diable.

Moi: c’est avec plaisir que je prends cette responsabilité Hermine. Tu me fais honneur. Merci

Hermine : je t’en prie beau gosse.

Je lui fit un clin d’œil discret pour la remercier, c’était probable qu’elle avait hâte de nous voir ensemble. Maryline et mois prenions le temps de parler encore durant le temps de marche. Nous voilà à son portail

Elle: merci de m’avoir raccompagné

Moi : tout le plaisir est pour moi. Mais je crois qu’il manque un truc

Elle: et c’est quoi?

Moi: ton numéro

Elle s’éloigna en souriant

Elle: fais pas semblant, je le sais, tu le sais, il est déjà enregistré dans ton téléphone mon numéro…

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SEX-ADDICT (Épisode 5)

LA FÊTE

Avec papa, nous habitions bietri, l’un des quartiers les plus chics d’Abidjan, Homer lui vivait à Cocody avec ses parents, j’allais donc parcourir 13km soit une estimation de 18min en voiture, c’était pas vraiment très loin. Homer m’avait appelé dans l’après midi. À son retour de l’aéroport, Thibault passerait directement me prendre. Comme il s’agissait de passer chez moi, Homer s’était donc proposé aussi d’aller à l’aéroport avec ses parents. Homer adorait venir chez moi. Il disait que mon père avait du goût en matière de maison. Lol, il touchait à tout et adorait me faire parler.

J’étais donc assis dans le canapé regardant la télé lorsque j’entendis le klaxon d’une voiture sonner, au même moment Homer m’envoya une message :

Homer: yo, nous somme dehors, vient nous ouvrir

Je sorti directement les rejoindre, j’étais déjà prêt de toute façon. Prêt pour rencontrer Maryline.

Moi: salut les gars.

Thibault : comment tu vas Ris

Moi: super bien, je pète la forme

Homer: donc tu nous laisses pas entrer chez toi? J’aurai su que tu ferais un coup pareil que je serai pas venu

Moi: euuuuh pardon on a rendez vous ?

Homer: va t’faire foutre

Thibault et moi étions pété de rire.

Homer : yo mec j’ai invité des tas de nanas pour ce soir, tu vas kiffer ta race.

Moi: Thibault, tu laisses ce p’tit morveux faire tout ça ?

Thibault : ya que comme ça qu’il arrive à avoir les idées claires. Faire la fête, s’envoyer des tas de nanas. Sans ça, il devient tout bête et se met à faire du n’importe quoi. Si ça doit le canaliser et me fait avoir la paix alors oui, ce sera comme il voudra.

Moi: mdr, donc sans sexe ni de meuf dans son entourage notre ami commun à du mal à réfléchir ?

Homer: vos gueules à vous deux, et puis ce soir on verra bien qui viendra me remercier d’avoir faire venir l’amour de sa vie

Thibault : j’crois qu’Homer vient de marquer un point là

Moi: c’est bon, ramenez-moi chez moi, je viens plus

Eux: rire!!!

À voir la décoration, on sentait que Homer finirait soit DJ dans une discothèque, soit décorateur d’intérieur. Mdr ce mec faisait tout parfaitement. Jeux de lumière un peu partout sur la terrasse jusqu’à la piscine. Des baffles vraiment énorme, faut croire qu’il avait tout prévu et dans les moindres détails.

Moi : yo mec, quand est ce que t’as eu le temps de faire tout ça ?

Homer: la déco tu veux dire? Noon pas moi, j’ai donné des instructions très claires à la mytho, elle et ses deux potes s’en sont chargées pendant que nous déposions Thibault et moi les amoureux à l’aéroport

Moi: ah d’accord, et c’est qui c’est deux là ?

Homer : ce sont ses potes comme je te l’ai dit, elles avaient fait le primaire ensemble, elles sont restées amies depuis et forment une vraie équipe de commères. Celle en robe bleue c’est Murielle, l’autre en p’tite culotte rita.

Moi: ok d’accord

Homer: j’me la suis faite la Rita, un vrai coup mec.

Moi : te connaissant ça fait aucun doute.

La fête battait son plein, faut croire que Homer et ses frères avaient prévu le coup depuis. Nourriture, boissons, musique. Tout y était. Je savais pas leur Secret mais ils s’entendaient très bien les trois. Normalement ils sont censés se détester, se faire la guerre comme dans toute famille normalement constituée. Mais non, avec eux c’était l’Union parfaite. Je commençais à m’ennuyer. Il y avait vraiment du monde, dans la vingtaine. Mais aucune trace de Maryline. Il sonnait déjà 20h et j’avais commencé à perdre espoir.

-salut Ris

Moi: ah, salut Hermine, comment tu vas ?

Hermine : pas trop mal, mais toi, tu m’as l’air foutrement désespéré là, j’me trompe?

C’était aussi visible que ça ? Oui en effet j’étais désespéré, deux heures déjà que la fête avait commencée et aucune trace de Maryline. Homer était dans son élément, il enchaînait les plongés dans la piscine, sautant de filles en filles, Thibault lui était avec sa petite amie, je la voyais pour la première fois, même qu’il me l’a présentée. Une très belle demoiselle au corps bien dessiné. Elle s’appelait Haniel. Et moi? Moi, j’étais seul avec mon téléphone entrain de causer avec quelques potes en France.

Moi: désespéré ? Nooooooooooon pas à ce point voyons. C’est vrai que suis juste un peu déçu de pas la voir. Lol

Hermine : et pourtant elle est là !

mon cœur à fait un saut en hauteur dans ma poitrine, je crois même qu’il s’est déplacé de la gauche vers la droite.

Moi: et elle est où ?

Hermine : retourne toi, là voilà au bar entrain de se servir à boire, en fait elle vient juste d’arriver, elle est passée par la porte de derrière.

À suivre…

SEX-ADDICT (Épisode 4)

Deux mois déjà étaient passés après la rentrée. Tout allait pour le mieux. Contrairement à l’idée que je m’étais faite de mes camarades de classe, ils avaient l’air plutôt cool et presque toute la classe avait conscience qu’il fallait se donner à fond pour ne pas avoir à reprendre la terminale. Je me suis vu étonné de voir à quel point ils étaient aussi intelligent. Lors des interrogations surprises personne n’avait l’air de se soucier de n’être pas à la hauteur comme s’ils avaient été formés pour affronter l’inconnu surprise. Maryline quand à elle était vraiment très brillante, douée pour les mathématiques elle se faisait déjà remarquer par ses notes. Quand à moi eh bien je n’avais aucun souci à me faire, ils le savaient tous, ils avaient pu le remarquer aussi, j’étais doué pour tout et je n’avais pas besoin de me comparer à eux. De toute façon, chacun obtiendra son diplôme et embrassera une carrière…

Deux mois déjà qu’on se voyait presque tout les matins et deux mois qu’on ne s’était jamais parlé. Il me fallait trouver un moyen de l’aborder, cela devenait presqu’insuportable. J’étais amoureux de Maryline, je le savais, je ne jurais que par son nom. Elle me faisait le même effet tout les matins quand je la voyais. Belle dans sa tenue bleu-blanc bien cousue, cheveux en pagailles sur sa tête, paire de lunette telle une p’tite secrétaire de bureau. Elle n’était pas très bavarde, toujours calme, bouquin à la main à nos heures de pauses, c’était assez visible qu’elle adorait lire. Ce qui m’attire encore plus, on ne s’était jamais parlé que déjà on avait un truc en commun. Je savais qu’il suffirait d’une conversation pour découvrir qu’on était destinés l’un à l’autre. Elle me plaisait, et je la voulais pour moi. Homer ne cessait pas de lui lancer des bouts de papiers pour la taquiner. Ils se connaissent assez bien et c’était évident qu’ils étaient habitués l’un à l’autre. À plusieurs reprises il m’avait proposé de nous organiser un rencard, j’ai dit non, cela aurait porté atteinte à ma fierté. Côté meuf j’aimais me la jouer discret. Je lui avais même défendu de lui dire un mot me concernant. Ah faut aussi que je vous dise, depuis notre premier contact, Homer et moi sommes devenus supers potes. Il y avait Julio et Cédric aussi, à quatres nous formions une super équipe. Je les aimait bien mes andouilles de potes. Homer lui était le plus drôle. Il fallait que chaques matins il nous sorte une blague pourrie. Pas plus que ce matin à la première heure, il arrive tout souriant et nous balance un truc dans le genre, hey les mecs faut que j’vous raconte ça putainnnn: C’est un mec, il rentre dans un bar et il crie « COUCOU C’EST MOI !! » et enfaite c’était pas lui… Nous étions tous pété de rire.

*

* *

Aujourd’hui samedi, un weekend assez stressant. Je n’avais ni envie de toucher aux cahiers, ni envie de regarder la télé. Tout ce dont j’avais envie c’était d’être avec Marilyne. Me blottir dans ses bras, la serrer tout contre moi, la caresser, faire monter l’échine et lui faire l’amour passionnément. Elle me rendait dingue, je n’étais plus maître de moi même. À penser que c’était ma première fois de tomber amoureux. Je ne voyais que du bleu. Le bip-bip de mon téléphone me fit tiquer, j’avais cependant reçu des tas de Texto WhatsApp. Cette nouvelle application était vraiment très pratique pour cette nouvelle génération d’ados que nous étions. Je regardai alors ma liste de conversation pour voir quels messages ignorer, et ceux auxquels je devrais répondre illico. J’avais le numéro de Maryline, Homer me l’avais donné, mais je n’avais jamais eu le courage de l’appeler. Ça ferait un peu bizarre de toute façon. Je la voyais changer fréquemment de photos profil et cela me plongeais parfois dans des moments d’extases avec des pensées pas très pudiques…

Homer: salut vieux, merde t’es où là ?

C’était Homer, il me fallait l’ignorer encore quelques secondes et mon portable allait prendre feu. Il enchaînerait appelles et appelles jusqu’à ce que je ne décroche.

Moi: suis chez moi ducon

Homer : pauvre pedé tu te tapes une p’tite branlette avec espoir d’avoir Maryline en face de toi ?

Moi: mdr. Ta gueule gros pervers

Homer: hey mec, mon Daron ira se la couler douce quelques semaines aux USA avec Mum. C’est leur 20 ans de mariages et Mr le père veut en mettre pleins la vue à Madame sa femme.

J’étais pété de rire sur sa façon de formuler ses phrases

Moi: mdr, non mais il te faut être toujours aussi con toi?

Homer: en fait on aura la maison rien qu’à nous, je voulais qu’on s’fasse une tite teuf tranquille autour de la piscine. Je dirai à la mytho d’inviter Marilyne. T’es partant ?

Ma parole que j’étais partant, Maryline y sera, ce serait pour moi une occasion rêvée de la voir en dehors de l’école. Homer vivait avec ses parents, sa sœur que bien entendu il surnomme la mytho (Elle s’appellait Hermine, une fille d’une douceur rare, un popotin énorme et des ropoplo denfers. Elle était en première dans le même lycée que nous, et pour tout dire c’était la meuf à Cédric. Ils étaient fait pour se rencontrer ceux-là. Cédric quand à lui était un garçon très poli, il prenait à cœur ses études et prenait bien soins d’hermine, il était aussi de très bon conseils) et leur grand frère aîné Thibault. Lui était en année licence dans une Université privée d’Abidjan. Il s’entendait très bien avec Homer et était toujours partant pour les plans foireux. Très calme et très réservé, Thibault et moi nous nous entendions très bien, on passait des heures à parler actualités quand je me rendais chez eux. Contrairement à Homer, Thibault est très intelligent et m’apprenait beaucoup de choses.

Moi: oui ça me branche

Homer: cool, les amoureux décollent à 16h. Thibault ira les déposer à l’aéroport. La teuf c’est sur 19h jusqu’à l’aube. Enfin on va dire minuit. Ton Daron te laissera sortir?

Moi: salaud, je suis pas aussi coincé que toi en famille hein? Mdr. D’ailleurs mon Daron aussi est en voyage d’affaires sur Yamoussoukro. Il rentre pas avant demain soir. Je filerai quelques billets à Patrick pour qu’il me dépose et repasse me prendre après

Homer: ce sera pas la peine, tu pourras rester dormir, et même si tu insistes à rentrer Thibault et moi irons te déposer

Moi: ok mon garçon, parfois tu as de bonnes initiatives

Homer: j’t’emmerde

Moi: je t’aime aussi. Allez à ce soir

À suivre…

SEX-ADDICT (Épisode 3)

Qui était-elle? D’où venait-elle? De quelle familles était-elle? Milles et une questions me taraudaient l’esprit. J’avais perdu tout sens de la réalité. Elle était d’une beauté à en couper le souffle. Notre retardataire était une metekc. Avec ses cheveux bouclés et touffus, elle était d’une sveltesse gracieuse, des yeux d’un bleu céleste. De toute ma putain de vie je n’avais jamais vu pareille beauté. J’étais sous le charme, il me l’a fallait, vaille que vaille, à tout prix elle serait à moi, j’y laisserai ma vie s’il le faut. Elle était d’une importance capitale pour assurer ma stabilité scolaire. Je ne connaissais même pas son nom que déjà je m’imaginais avec elle, nus, enfermés entre quatres murs, nous enivrant d’amour et de sexe. C’est clair j’étais séduit. Le son de sa voix me tirai de ma rêverie partielle. Je n’avais même plus entendu le reste des élèves se présenter jusqu’à ce que fût-ce à son tour de le faire.

Elle: KOUAMÉ Marilyne Anna-milca.

On pouvait remarquer l’extase des autres connards de la classe. Je n’étais sûrement pas le seul à vouloir l’ajouter à mon carnet d’adresses, mais certainement, je serai le seul à jouir de ses profondeurs abyssales.

Notre établissement était l’un des plus prestigieux établissements d’Abidjan. Saint viateur de son nom, recevait près de milles inscriptions par an et était classé dans la catégorie d’école pour gosses de riches. On y trouvait de toutes les nationalités; Française, Libanaise, Gabonaise, Camerounaise et pleines d’autres…

Comme c’était le premier jour de la rentrée, tout les professeurs passaient se présenter, donner le programme de l’année scolaire et leur emploi du temps avec nous. Mais tout ça n’avait plus d’importance à mes yeux. Il me fallait parler à Maryline, ou Anna ou encore milca merde je ne savais même pas comment l’appeler. La sonnerie retentit. C’était visiblement l’heure de la récré, je me dirigeai donc vers la cantine que je connaissais déjà très bien. L’éducateur nous l’avait présentée à papa et à moi lorsque nous étions venus pour mon inscription. C’est alors que je senti une main me tapotant l’épaule gauche, je voulu me retourner pour faire face à cet imbécile qui me stopais alors que sentais déjà la faim que lui avait déjà fait le tour et se trouvait juste en face de moi.

– yo mec

Moi: ???

– salut moi c’est Homer.

Il me tendit une main que je la lui rendit sitôt à mon tour.

Moi: Simpson Homer?

Il laissa échapper un fou rire comme s’il ne s’attendait pas à une vanne. J’étais comme ça moi, à chaques choses qu’on me disait, il me fallait faire le lien avec autre chose, soit pour être drôle, soit pour être sarcastique, et peu importe l’effet que cela faisait à mes interlocuteurs je m’en foutait royalement.

Lui: mdr, t’es un vrai comique toi. En fait je suis KOUASSI, KOUASSI HOMER.

Moi : TENIM Ris, ravi.

Lui: je t’ai vu comment tu mattais la p’tite tismé en classe tout à l’heure, elle te plaît on dirait ?

Mais il sort d’où lui? en même temps, il avait l’air de quelqu’un d’intéressant, pas trop intelligent mais dans le genre fière-allure, le genre de pote qui te fillerait tout les docs du lycée.

Lui: je la connais moi, on habite le même cartel, en fait c’est la pote à ma reus; tout comme toi, c’est sa première année ici aussi. Tu pourras passer chez nous un d’ses 4, j’aime bien ta tronche moi, et t’sais j’suis pas compliqué moi comme mec.

Moi: ça c’est clair, lol. Merci Homer.

Lui: t’étais où avant toi? Jte connais pas et faut dire qu’ici suis un peu comme le maire, je connais tous mes citoyens

J’ai pu laisser échapper un petit rire sur cette phrase. Un maire mon cul. Lui qui à peine arrivait à bien articuler ses mots.

Moi: je reviens de France, j’y avais été après mon CEPE et je suis revenu cette année pour le bac ivoirien.

Lui: la baaaaal, t’es carrément le genre d’mec à t’faire toute les tites du lycée l’frère. Moi j’veux aussi aller à bingue après mon bac mais mon grincheux de Daron se la joue trop protecteur. Yo, j’peux m’asseoir à ta table, la bouffe ici c’est pas très mal tu sais?

…….

Je venais de me faire un pote. Chose qui évidemment ne faisait pas parti de mes plans pour mon année-scolaire, mais en même temps faut dire que j’ai bien aimé Homer. Il parlais avec une telle aisance à l’inconnu que j’étais. Il était vraiment chez lui et moi, il me fallait quelqu’un qui me rendrait de petits services par moment. Une sorte de larbin scolaire. Hahaha, Homer avait le Profil idéal. Il sonnait midi. Nous allions rentrés, chacun chez nous. Les autres élèves étaient pressés d’aller retrouver chacun leur chauffeur. Moi j’étais là, assis, pianottant mon iphone cherchant le numéro de Patrick, mon chauffeur. Ah, j’vous l’avais pas dit? Sur ce coup j’étais pas différents des autres débiles d’élèves. Je viens d’avoir 17 ans, je peux pas voter, alors interdiction d’aller seul en voiture papa me l’avais dit. Quoique déjà j’étais très bon pilote. Claver m’avait appris à conduire déjà à l’âge de 15 ans à Marseille

À suivre…

SEX-ADDICT ( Épisode2)

Premier jour de classe

Prof: salut les amis.

Déjà sur le ton de sa voix et son allure fresh-boy, je savais que soit on allait devenir super potes, soit j’allais lui donner du fil à retordre et il allait me détester, mais peu importe que ce soit l’un ou l’autre, les deux options seraient à mon grand plaisir. J’étais brillant comme élève et ça, j’ai toujours été fier de le clamer, et même le proclamer à voix haute. J’étais un joueur certe, un Playboy, un thug comme le disent certains abrutis de ma génération. Mais tout ça ne m’empêchait pas de toujours revenir avec de bonnes notes et obtenir en fin d’année des meilleurs résultats. J’ai plusieurs fois reçu des tableaux d’honneurs dans mon ancien lycée Marseillais. Dad dit même que j’ai hérité ça de lui et à moi de lui répéter que je suis meilleur que lui, on s’amusait à se lancer des vannes et on en rigolait.

La classe : bonjour Monsieur!!!

Prof: alors, il est de coutume de toujours se présenter avant toutes choses. Je suis Mr N’guessan Hyacinthe. Je serai votre prof de philo durant cette année scolaire, je serai aussi votre PP(professeur-principale). Je n’ai pas grand chose à ajouter avant de demander à chacun de se présenter si ce n’est d’être conscient durant le long de cette année scolaire que nous auront à passer ensemble. La conscience générale de soi est l’affirmative connaissance de soi-même dans l’autre moi.

Moi : Hegel

Toute la classe dans son silence conscient se retournait dans ma direction.

Prof: euuuuh pardon??

Moi: la citation à la fin de votre discours Mr, elle est de Hegel.

Prof: merci et félicitations à vous Mr???

Moi: ris Monsieur, TENIM Ris.

Je pouvais remarquer déjà les yeux posés sur moi dans le style : c’est qui c’mec? J’aimais bien faire cet effet aux gens, me sentir roi dans un univers totalement inconnu, bref j’aimais être le chef de file. Je lisais beaucoup. La lecture était pour moi un moyen de distraction qui me faisait vivre un pur bonheur. Voyager avec l’auteur, me sentir dans la peau du héros. Des citations, j’en connaissais par milliers. J’avais une mémoire de mamouphe. J’vous l’avait dit. Je suis brillant, brillant et narcissique.

Le prof donnait maintenant la parole à chaques élèves, histoire de se présenter. Je m’amusais à rigoler de leur noms de famille parfois drôle, parfois horrible. Nous étions presqu’à la fin des présentations lorsqu’une élève toqua à la porte de notre salle de classe. Toute la salle fit silence d’un coup. Pareil à celui qu’elle avait fait lorsque je donnai le nom de l’auteur tout à l’heure. J’avais mon regard posé sur mon iphone. J’echangeais avec mon abrutis de frère (Je reviendrai vous parler de lui) quand j’entendis sonner dans mes oreilles une voix finement féminine, tel le son des cordes de violoncelles.

Elle: euuuuh bonjour Monsieur

Prof: Bonjour mademoiselle, que puis-je faire pour vous?

Elle: suis-je bien à la salle de Mr N’guessan ? Prof de philo ??

Prof: oui en effet.

Elle: excusez-moi Monsieur mon retard. L’établissement est tellement vaste que je me suis perdue à chercher ma salle.

Prof: vous en faites pas mademoiselle, nous n’étions qu’aux présentation, prenez donc place et présentez-vous s’il vous plaît.

À suivre…

SEX-ADDICT (épisode premier)

Retour au pays

Ce matin-là, comme tout autres matins, je n’avais nullement envie d’aller au cours. À croire que c’était le premier jour des classes et je venais d’être admis en classe supérieure. En terminal pour être précis. Je détestais horriblement aller à l’école, et ça, papa le savait. Quoique brillant j’étais, aller à l’école était pour moi un vrai supplice. Je détestais mes professeurs qui malgré leur brillant cerveau ont fait le choix de devenir enseignants dans un lycée assez pourri d’Abidjan pour s’en sortir avec un salaire encore plus pourri. Non mais franchement, qui avec tant d’années d’études, accumulant diplômes et diplômes déciderait de devenir enseignant ? Bref je ne juge personne. Ce que je détestais encore plus, c’était ces gosses de riches qui venaient à l’école accompagnés de chauffeurs dans des voitures derniers cri pour en mettre pleins la vue à leur camarades de classes et parfois même à tout le corps enseignant. Certe, j’étais moi même un gosse de riche, et quand je dis riche; prenez moi au mot. Mon père était l’un des plus puissants hommes d’affaires de la côte d’Ivoire, lui, son argent et toutes ses petites maîtresses qu’il accumulait m’exasperaient. Je l’aimais bien le Dad mais faut admettre qu’il en abusait des fois. J’avais quitté Abidjan en 2006, j’avais 11 ans et je venais d’obtenir mon CEPE, papa avait décidé de me faire aller en France pour terminer mes études, c’est dans ma dernière année, avec la mort de maman que je suis revenu à la source, retour au pays pour soutenir papa, qui dans son deuil avait carrément déprimé. C’était un vrai coureur de jupons je l’avoue, mais il aimait terriblement sa femme, ma mère, enfin notre mère…

Je suis le dernier fils d’une famille de 3 enfants. L’aînée Brenda, mariée à un richissime homme d’affaires ghanéen qu’elle à rencontrée aux USA alors qu’elle y était pour ses études. Le cadet, Claver qui lui, veut devenir Footballeur, choix que papa n’approuve pas fort mais le laisse néanmoins aller accomplir son rêve. Il vivait lui aussi en France avec moi et pire, dans le même appart. Ensuite il y a moi, le Benjamin, le beau-gosse, le plus sexy boy de la famille, j’ai un côté un peu narcissique j’avoue, mais mon narcissisme n’a d’égale que mon charme et ça, le monde entier l’approuve…

Rentré académique 2012-2013, j’étais déjà assez nerveux ce matin là de me retrouver dans un lycée d’Abidjan. Je n’avais rien contre l’éducation ivoirienne, mais c’était difficile pour moi de me faire à l’idée de devoir passer une année scolaire ici après tant d’années passées en France, ayant laissé derrière toute une flopée d’amis, des plus fidèles comme des plus hypocrites. J’aimais bien ma vie en France, à Marseille pour être précis. La splendeur féerique de ses tours, c’était mon chez-moi et j’étais nostalgique d’y avoir laissé une moitié de moi.

Marseille, ville portuaire du sud de la France, un carrefour du commerce et de l’immigration depuis sa fondation par les Grecs vers 600 av. J.-C. En son cœur se trouve le Vieux-Port où les pêcheurs vendent leurs prises sur le quai bordé de bateaux. La basilique Notre-Dame-de-la-Garde, une église romane d’inspiration byzantine. Les constructions modernes incluent notamment la Cité Radieuse, unité d’habitations conçue par Le Corbusier et la Tour CMA CGM de Zaha Hadid.

À suivre…

J’SUIS DANS MA SUITE, AVEC UNE HISTOIRE SANS SUITE…

  1. C’est le genre de nuits ou le marchand de sable, ce salaud ne frappe pas à ma porte. Pour le petit monde de lecteurs que vous êtes, je parie que peu sont ceux-là qui connaissent l’histoire du marchand de sable. Ce petit être mal-avisé, sans grande importance qui réussit à gagner l’estime de tout un peuple grâce à sa bravoure d’avoir prit sur lui le risque d’affronter le Yéti ( ce connard fait de glace)… Attendez, j’ai mieux :

Il était une fois, dans un village lointain, très très lointain, appelé le Zénith vivait un petit être assez grincheux, il était si grincheux que personne n’osait l’approcher, sa rage et son mécontentement vis-à-vis de la race humaine le laissait de marbre quand aux malheurs que subissaient ces humains. Il avait à lui seul toutes les chances que la vie pouvait offrir à quelqu’un. Il n’avait nullement besoin de lampe magique d’à la dinde (bien qu’ils étaient voisins) pour réaliser ses vœux les plus souhaités. Il ne vivait que pour lui et possédait toute les richesses du monde…

Merde je n’ai pas de suite à mon histoire. C’est bien dommage, j’vous la fait à l’envers. J’écris une historiette sans suite, dans le genre soporifique, faudrait bien que ça garde son p’tit côté rembruni qui toute fois (dans un futur proche, ou lointain, tout dépend de la plume qui coule) s’eveillera sur un ciel nouveau avec une suite des plus inattendues. N’y attendez pas trop non plus, perdez espoirs si vous voulez. La seule nuit de l’année où je peux m’offrir un coma digne d’une absence glaciale grâce à cette pluie aussi brève que passagère, LeNerd reste éveillé. C’est le genre d’overcuts qu’on se prend et qui laisse échapper un fin-couinement transcendant. Non je crois que je me suis trompé sur le titre. J’aurai du dire: J’AI PAS SOMMEIL ET J’VOUS EMMERDE!!!

J’ai un contentieux avec le sommeil, mais à côté, ceux qui disent dormir comme des bébés, en général n’en n’ont pas…